Mosley répond à Dennis et à Williams

Le président de la FIA, Max Mosley, reproche à Frank Williams et Ron Dennis leur comportement, dans une réponse adressée mardi aux patrons des écuries de F1 Williams et McLaren qui, le 20 février, ont menacé de saisir le tribunal arbitral du sport (TAS) pour rupture de contrat.
Max MosleyCes derniers s'insurgeaient contre les décisions prises par la FIA pour réduire les coûts de la F1 et tenter de relancer le spectacle. " La FIA veut abêtir la F1. Certains changements vont à l'encontre de l'esprit de la F1", écrivaient notamment Dennis et Williams. "Votre lettre en réponse à mon courrier du 7 février est décevante", dit ainsi la missive de Max Mosley. Et de citer des exemples.
"Vous déclarez 'penser' que les grands constructeurs ne peuvent accepter le fait de concevoir un moteur pour plusieurs courses. Mais vous ne dites pas pourquoi, ni ne faites de proposition, mentionnant seulement l'offre de Mercedes (prêt à fournir son moteur à une écurie cliente pour 10 millions d'euros), constructeur qui, d'ailleurs, admet lui-même que cela n'est possible que si on arrive à limiter le nombre de moteurs à un par Grand Prix", insiste notamment le président de la FIA.
Ce dernier juge irresponsable l'attitude de Frank Williams et Ron Dennis qui se sont refusés à toute discussion. "Vous saviez parfaitement, au moins depuis le 15 janvier, qu'il y avait une concertation avec les sponsors, les télévisions et les promoteurs à propos de la F1, rappelle Mosley.
" Vous avez attendu cinq semaines après cette date sans une réaction ni même le désir de chercher à nous rencontrer. N'auriez-vous pas pu attendre six autres semaines pour effectuer votre démarche avant, une fois encore, de déstabiliser le Championnat du monde de F1 ?
Il y a de nombreuses façons de solutionner les problèmes de la discipline, de discuter de nouvelles règles plutôt que l'introduction rigoureuse de celles existantes. Mais nous ne pourrons pas le faire si vous persistez à refuser de nous rencontrer comme vous l'avez fait en décembre", conclut Max Mosley dans sa lettre.

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