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![]() Quand le second arrive premier![]() Installé en pole position, Barrichello n’en a pas profité. Trulli et Raïkkonen prenaient un super départ et creusaient rapidement l’écart. Alors que le Brésilien signait le meilleur tour en course, la voiture de sécurité rentrait pour la première fois en piste à cause de débris provenant de la McLaren de Coulthard. L’Ecossais rentrait au stand en compagnie des deux Toyota. Déchaîné, Barrichello dépassait Raïkkonen mais un évènement extrêmement rare intervenait. Au 7e tour, un spectateur débarquait sur la piste entraînant pour la seconde fois l’entrée de la voiture de sécurité. Cet épisode inattendu provoquait un retour général au stand et surprise, Da Matta et Panis se retrouvaient en tête devant Coulthard alors qu’Alonso et Michael Schumacher repartaient en milieu de peloton. Au 16e tour la voiture de sécurité libérait les monoplaces, la course pouvait reprendre ses droits et Da Matta, habitué des départs lancés conservait l’avantage. C’était une jolie pagaille dans le peloton et les attaques se multipliaient à tous les niveaux. Panis et Coulthard cédaient à la mi-course puis Raïkkonen reprenait la tête en profitant du ravitaillement de Da Matta. Barrichello et Montoya, bien placés, suivaient le Finlandais. Profitant de leur ravitaillement respectif, le Finlandais et le Brésilien prenaient à tour de rôle la première place devant mais la pression de Barrichello sur la McLaren était intense et le Brésilien arrivait à ses fins au 42e tour après une légère erreur de Raïkkonen.
Les 18 derniers tours allaient être une formalité pour Barrichello qui stabilisait l’écart à une dizaine de secondes avant de contrôler le retour de ses adversaires. Raïkkonen qui espérait reprendre un maximum de points à Michael Schumacher commettait une nouvelle erreur devant Montoya. Le Colombien s’emparait alors de la deuxième place pendant que Michael Schumacher dépassait à tout va, il remontait à la 4e place après une superbe passe d’arme avec Trulli. Le pilote Renault ne résistait pas plus à Coulthard (5e) et devait se contenter finalement de la 6e place pendant que son coéquipier Alonso était contraint à l’abandon. Da Matta, 7e et Button, 8e étaient récompensés de leur belle course alors que Ralf Schumacher terminait à la porte des points devant Villeneuve. Auteur de la pole position et du meilleur tour en course, Barrichello avait bien mérité sa victoire. Après ce 11e Grand Prix de la saison, Michael Schumacher et Ferrari conservaient la tête des Championnats du Monde pilotes et constructeurs.
Le départ A l'heure du départ, aucune surprise. Sous le soleil, toutes les monoplaces s'alignent sur la grille sans connaître visiblement de problème technique. A l'extinction des feux, le « poleman », Rubens Barrichello, semble légèrement oublier de réagir, à l'inverse de Jarno Trulli. L'Italien, très vif, est à la limite du faux départ, ce qui lui permet de prendre d'emblée la tête de la course. Au premier virage, il devance Kimi Räikkönen, troisième temps des qualifications, mais lui aussi plus prompt à s'élancer que « Rubinho ». En fond de grille, la Sauber-Petronas de Heinz-Harald Frentzen s'ébroue dans un grand nuage de fumée mais parvient à poursuivre sa route. Les Jaguar-Cosworth rencontrent, elles aussi, des difficultés, Mark Webber se retrouvant immobilisé sur la grille.
La perf' du week-end
Da Matta a ensuite tenu la McLaren de Raikkonen en respect pendant une quinzaine de tours, avant de ne rentrer effectuer son deuxième ravitaillement et de ressortir dans le peloton, dans les points. En vedette au début du week-end, Olivier Panis a, finalement, été éclipsé par son équipier. Qualifié au treizième rang, le Français n’a pu rentrer dans les points, après avoir résisté un temps aux McLaren de Raikkonen et Coulthard, pour la deuxième place. L’objectif annoncé était de marquer des points. Da Matta septième, le contrat est rempli, avec, en prime, la joie pour Ove Andersson de voir ses deux monoplaces mener la course. « C’est fantastique de terminer septième et de ramener deux points suplémentaires, portant notre capital à sept. Ce résultat est important pour notre progression dans le championnat et reflète notre compétitivité actuelle », commentait-il. « Nous avons mené la course pendant 18 tours, presque un tiers de la course, et c’était incroyable de voir Toyota aux première et deuxième places d’un Grand Prix. Cristiano a été brillant tout au long de la course, tout comme Olivier, qui a conservé la troisième place alors que Cristiano était en tête. L’équipe a été magnifique et s’est assuré que nos ravitaillements se passent à la perfection », commentait Andersson. Le film de la course
Classement final
1. R. Barrichello Ferrari 1h 28' 34" 554
2. J.P. Montoya Williams-BMW à 0' 05" 4003. K. Räikkönen McLaren-Mercedes à 0' 10" 600 4. M. Schumacher Ferrari à 0' 25" 600 5. D. Coulthard McLaren-Mercedes à 0' 36" 800 6. J. Trulli Renault à 0' 43" 000 7. C. Da Matta Toyota à 0' 45" 000 8. J. Button BAR-Honda à 0' 45" 400 9. R. Schumacher Williams-BMW à 0' 58" 00 10. J. Villeneuve BAR-Honda à 1' 03" 500 11. O. Panis Toyota à 1' 05" 200 12. H-H Frentzen Sauber-Petronas à 1' 05" 500 13. R. Firman Jordan-Ford à 1 tour 14. M. Webber Jaguar-Cosworth à 1 tour 15. J. Verstappen Minardi-Cosworth à 2 tours 16. J. Wilson Minardi-Cosworth à 2 tours 17. N. Heidfeld Sauber-Petronas à 2 tours
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